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Interrogations ?

Lignes de quoi ? Dans ces pays andins, la coca on connait… certaines lignes…

NON! je ne parle pas de celles-là que je méprise, mais de ces lignes qui ne sont que celles du passé, des lignes de la terre des hommes.

Lignes grandioses, fascinantes et qui sont toujours une interrogation…

 

Tracées par qui ? 

Pourquoi ?

Comment ?

 

Remontons le temps, oublions l’époque d’après Christophe Colomb et filons dans le Précolombien, oublions les Incas et nous arrivons dans le monde encore très peu connu des peuplades qui vivaient dans le désert et pampas de l’Atacama (CHILI) et dans le désert de Ayacucho/Pampa del Ingenio/Nasca (PEROU)

PEROU – Quelques aviateurs intrépides de l’époque de l’aéropostale ont vu du ciel des étranges dessins dans certains déserts ou pampas, surtout dans la région de Nasca et le livre de l’histoire de l’humanité venait de s’ouvrir sur un nouveau chapitre… En 1927, M Toribio MEJIA XESOPE un pilote péruvien parle de sa découverte vue du ciel, puis un archéologue américain en 1939 établit les premiers relevés des lignes…  et j’arrête ici l’énumération d’autres chercheurs…

En 1946 une femme, Maria REICHE, mathématicienne et astronome arrête sa vie ici, à Nasca, elle tombe en pamoison devant ces chefs d’oeuvres et commence une nouvelle vie qui ne sera plus qu’une histoire de passion et de combat pour « ses » gravures, géoglyphes ? pétroglyphes ? réalisées par qui, pour qui, pourquoi et comment ? Belle et grande histoire et Maria meurt à 95 ans, ici à Nasca en 1998, après avoir fait découvrir au monde ces modes d’expressions énigmatiques.

 

Nous avons survolé en avion ces 450 km2 de désert, pour admirer ces dessins d’une taille gigantesque (certains dessins ont plusieurs centaines de mètres), et pour suivre du regard des lignes d’une rectitude exemplaire (dont certaines s’étirent sur plusieurs km). Ces témoignages du passé ne peuvent vraiment être vus que du ciel. Dans des machines du 21 siècle, nous avons pu remonter le temps ! merveilleux !

 

Des théories se sont affrontées pour expliquer ces travaux d’Hercule.

« Le Colibri » (93m de largeur)

 

Pour moi, je suis toujours abasourdi par le fait que plus une théorie est délirante, plus elle est écoutée, divulguée (merci à la presse à sensation).

Par exemple : pour certains c’est l’œuvre d’extraterrestres qui, perdus ou oubliés sur notre terre, pour communiquer avec d’autres vaisseaux spatiaux, ont fait des lignes de repérage, des terrains d’aviation et même représenté un homme extraterrestre sur une colline. Yeux ronds grands ouverts, face à l’infini il semble attendre le retour improbable des « petits hommes verts » … Il a été nommé « l’astronaute ». Pendant des années, il a été la clé de voûte de cette théorie fumeuse. Dans les années soixante, pendant ma jeunesse, on ne parlait presque que des lignes des extraterrestres de Nasca…

Pour d’autres, ces lignes (en zigzag) sont de gigantesques métiers à tisser. Cette rectitude permettait l’alignement d’un seul fil pour tisser les linceuls (selon la coutume, les linceuls étaient tissés avec un seul fil)… Cette théorie a disparu dans les sables du désert.

Et de nos jours, en suivant les travaux de Maria Reiche, on parle d’un immense calendrier astronomique. Mais l’informatique a fait fi de cette hypothèse car ce calendrier astronomique, qui indique la position des astres et étoiles visibles à l’œil nu, n’est vrai qu’à 20% (c’est-à-dire le pourcentage du hasard)

Certains expliquent que c’est le témoignage de rituels avec une connotation religieuse selon la théorie de Tony Morison, par exemple l’astronaute serait un chamane guérisseur.

« L’astronaute » (35 m de hauteur)

D’autres parlent de géoglyphes, des dessins de repérage des lieux de passages dans ce désert …

Et si finalement ces travaux ne seraient que simplement des oeuvres d’art, peut-être rituelles, ou un moyen d’expression de la puissance d’une civilisation ?

Peut-être est-ce également une offrande à la Nature pour que les pluies chassent la sécheresse tueuse d’hommes ? ou est-ce un système d’irrigation ?

Ces merveilles seraient peut-être l’œuvre des peuplades pré-inca, les hommes de la civilisation Nasca, ou Wari, ou sans doute aussi Paracas ? Peuples qui ont vécu dans cette région entre l’an -1000 à + 900, jusqu’à l’arrivée des envahisseurs des hautes terres des Andes dont les Incas.

Le dernier grand empire andin avant l’arrivée des conquistadors était celui des guerriers incas, peu respectueux des croyances et civilisations, peu créateur (comme tous les militaires !?). Ici, comme partout sur leur passage, dans leur empire, ils ont asservi les peuples, tué ceux qui avaient le savoir, rasé les témoignages, les archives du passé…. Et récupéré simplement ce qui pouvait servir à leur puissance.

Le désert a été plus clément, son immense sécheresse a pu préserver de l’érosion ces lignes de pierres et de terre.

1937 – D’autres techniciens et financiers ont failli faire traverser la route Panaméricaine au milieu de ce terrain de témoignages du passé…  Etant au raz du sol (comme leur savoir !), Ils n’avaient pas vu les dessins ! Mais n’était-ce pas simplement pour économiser quelques km de goudron, quelques dollars !

Hélas la route traverse et défigure une partie de ce territoire culturel.

 

Dans les années 60/70, des automobilistes « crétins » roulaient sur ces dessins pour inscrire leur passage avec les traces des pneus de leurs 4×4, pour affirmer leur stupidité ? Sûrement !

 

« L’arbre et les deux mains », dont une main n’a que 4 doigts ! comme Maria Reiche qui a perdu un doigt suite à une infection contractée ici !… Signes des Dieux comme le dit la célèbre expression!  Deux géoglyphes qui sont présents à coté de la ruta 1S « La Panaméricaine » et de son mirador.

Maria Reiche a été présente, forte, convaincante, respectueuse du passé elle a su faire préserver ces lignes de terre, elle les a fait connaitre et elle a essayé de résoudre les énigmes…. Merci Maria

… Et on cherche toujours comment ces hommes, sans boussole, sans GPS, ont pu aligner à la perfection ces lignes de pierres et de terre?

Les dessins ont été surement réalisés avec le procédé de carroyage, de pieux, de cordages (reproduction par le système de carré pour l’agrandissement de maquettes).

Pourquoi, Pour qui, Comment… Mystères Mystères ! 

De nos jours, classé Unesco, ce site est un des orgueils du Pérou. Tant mieux !

J’aime laisser mon imaginaire filer sur les lignes de Nasca, je remonte le temps, je rêve aux hommes qui ont fait cela. Je les admire profondément. A quoi cela sert-il? j’ose dire que je m’en fous complètement, et pourquoi vouloir tout expliquer!

Et si ma croyance n’était qu’admirer le beau, qu’il vienne des hommes ou de la Nature,

Et si cette croyance était le moteur de ma vie de voyageur ?

Et si un jour une théorie simple, discrète et intelligente prend le pas sur les niaiseries?

Oui, je suis preneur.

« Le Chien » (50m de longueur)

 

« Le Condor » (135m de longueur, 68m de largeur)

 

« L’araignée » (46m de largeur)

 

« Le singe » (110m de largeur dont 30m rien que pour la queue)

 

Sous les ailes de notre avion, « La piste d’atterrissage »… Qui avec « l’astronaute », ont « appuyé » la théorie fumeuse des extraterrestres !

 

 

Des lignes à l’infini, sur 450 km2

Une vue d’avion avec les lignes du passé et la ligne « Panaméricaine » et son goudron d’aujourd’hui… Pas cool les ingénieurs des travaux publiques !

300 dessins et surement encore beaucoup de géopglyphes sont encore cachés dans l’immensité… sous les sables ou ailleurs….?

CHILI – désert d’Atacama, pampas de Tamarugal, de Tana, de Suca et de Camarones

Ici d’autres lignes, d’autres dessins tracés sur le sol avec des pierres

A quelques km de la petite ville de Huara, le Géant de l’Atacama, avec ses 86 mètres de hauteur, domine le désert. Pour les uns, c’est la représentation d’un chamane avec sa coiffe, dans sa main un oiseau, pour les autres encore un signe des extraterrestres (tiens, il y en a qui remettent le couvert !), no comment ! Sur le côté de cette colline du Géant, des lignes semblent indiquer une direction à suivre, un repère pour les voyageurs.

A Tiliviche, sur le flan d’une vallée, 47 dessins de lamas et de deux berger(e)s accompagnés de deux chiens semblent indiquer aux voyageurs une vallée verdoyante, qui est une oasis de vie au plus profond de ce désert. Ces dessins de pierre posées sur le sol se voient à des km, certains pensent que ce sont de géoglyphes, (des systèmes d’orientation, des dessins qui peuvent aussi ne se voir que d’en haut), d’autres simplement des pétroglyphes, (des dessins, sculptures à plat) qui racontent la vie des bergers et de leurs troupeaux de lamas ! Et si c’était un riche berger qui aimait l’art ?

 

 

 

Le long de la route Panaméricaine, près du village de Cuya, sur une colline, des dessins d’hommes, de fleurs, de lignes et arabesques. Sur le bord de la route des ouvriers construisent un parking pour pouvoir observer ces gravures… Mais le parking est construit trop loin des dessins… Rien n’est parfait ! C’est sûr !

Et avec notre camion Cavale, nous roulons à la recherche d’un géoglyphe qui va faire battre encore plus fort notre cœur. Oui nous sommes heureux d’être dans cet univers, d’être des voyageurs dans l’espace-temps.

 

 

Des oiseaux marins aux becs rouge vif,

 

 

 

Une route qui serpente entre dunes et océan,

La pampa, des vallées, des montagnes, des épices au soleil, des senteurs, des couleurs…

  

Quelle beauté, les paysages le long du Pacifique sont toujours dans nos yeux, dans nos cœurs,

On continue notre route vers le Nord… Merde j’ai une angine… La nature a ses raisons… Qu’importe et roulons enroués, avec le regard vif… toujours en curieux.

Voyage, Voyage….

et comme on aime les graphes des rues, Un coup d’oeil sur ceux de la ville de ARICA (Chili)

RENSEIGNEMENTS PRATIQUES NASCA:

  • Survol des lignes de Nasca : vol un peu acrobatique d’une heure environ dans un petit avion (4 personnes) avec guide anglophone, prix : environ 70 US$ par personne (avec la taxe d’aéroport) ticket en vente dans toutes les agences de voyages et les hôtels de Nasca, transfert en bus depuis votre hôtel, ou achat directement à l’aéroport, moins cher ! Certificat de vol et tampon « souvenir » dans votre passeport (n’oubliez pas de l’emporter, sans passeport le vol est impossible)
  • Hébergement à NASCA, pour voyageurs, pour les campings car

Fundo San Raphael – Panamericana Sur, km 449 Pangaravi – NAZCA – tel 056 521373 cellulaire : 966 951 066

Un accueil sympathique, des prix corrects (20 pesos par personne – 1 € = 3,65 pesos en juin2017-, emplacement CC gratuit : tarif hiver pour les voyageurs en Camping Car) parc fleuri et ombragé, deux piscines, des wc et douches presque corrects, WiFi haut débit, dans le cadre d’une ancienne Hacienda.

 

Texte de Georges avec toujours les corrections de Claude, l’orthographe est pour moi un calvaire, une autre aventure toujours renouvelée ! (et souvent incompréhensible !)

Photos des deux mêmes !

 

Avec 4 boitiers photos : 1 Nikon D700 et 2 COOLPIX et un Olympus…Vidéo avec une GOPRO4 (sous peu une vidéo…)

Amitiés

Nasca (PEROU) le 17 juin 2017

 

 

 

 

 

 

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