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VOYAGE VOYAGE….Persévérance, persévérance… les difficiles journées s’enchainent et ceci depuis presque deux mois ! la valse des clés à molette est notre quotidien, le voyage prend des tours et des contours bien loin de l’itinéraire établi…

Le ferry de Colonia à Buenos Aires, ce gros bateau qui accepte les camions ne fonctionne plus l’hiver ! Vive la marche arrière ! changement de programme on passera la frontière Uruguay/Argentine sur le pont international qui enjambe majestueusement

le fleuve Uruguay     

puis un autre pont enjambe un autre fleuve, le Parana,

 

… Une grande traversée dans la région d’Argentine : Entre Rios, là où rodent des policiers ripoux ! Un détour de 501 km et pour une fois, sans mauvaises rencontres

 

En soirée, sur la route, une halte pour une nuit sur le parking d’une « station de camionneurs » et voici qu’arrive un bus Mercedes d’un autre âge, une « casa rodante » un mobil home argentin tout de bleu vêtu, ici le bleu du ciel est sur le drapeau comme dans les cœurs des argentins.

Le bus s’arrête à côté de nous, et comme un feu d’artifice, jaillit de cette casa rodante, une famille de 8 personnes dont 4 enfants, du bébé au pré-ado ! Toute cette smala sillonne l’Argentine en militant pour Veronica Suarez   

… une politique du courant des femmes péronistes. Ici on rêve encore de l’époque d’Eva Peron, la première femme politique d’Argentine, une femme qui avait un gros cœur, une belle comédienne charismatique qui aimait le peuple, l’Argentine…

On sympathise, on « cause » politique, on découvre… Une belle rencontre empreinte de nostalgie. Eva n’est plus, l’Argentine est secouée par la crise, par la corruption… comme partout !

… et nous voilà dans les embouteillages de Buenos Aires, parfois 2h pour 5 km… Comme tous, on prend notre mal en patience.

Bonjour Buenos Aires, bonjour Pierre,

notre ami voisin parisien que nous rencontrons sur le port Madero. Il a vécu 30 années, ici, à Buenos Aires et pas peu fier, il nous a fait découvrir une viande délicieuse et quelques merveilles architecturales de sa ville, sûrement la plus belle puisque c’est celle de ses belles années.

 

Le Puerto Madero : autrefois de ses quais partaient les cargos chargés de cargaisons vers l’Europe et arrivaient les immigrants, surtout des italiens qui ont construit l’Argentine actuelle… Ce jour, Madero est devenu un quartier « bobo » avec son port de plaisance, ses tours de fer, d’acier et de verre…

 

Seules quelques grues penchées sur le quai pleurent des larmes du passé, des larmes de travail, de souffrance et d’espoir

 

 

 

La poste,

symbole du progrès et de la communication avec notre vieux monde, a tiré sa révérence et cette énorme et magnifique bâtisse est devenue une maison de la culture. D’autres postes n’ont pas eu une si belle fin !

 

Aux portes de Buenos Aires, on retrouve nos pneus gardés avec amour et tendresse par Jean Louis Jaton et sa femme Ines. Une rencontre avec leur fils Juan grimpeur et agronome et Laura son épouse qui adore élever des cactus… Autour d’une parilla, la soirée est empreinte de sérénité et d’amitié.

 

Leur lieu de vie est une ferme « école » éducative et récréative pour les enfants, un univers « nature » où trônent des lamas au regard hautain, des paons emplumés de couleurs, des lapins, des ânes, des autruches de Darwin : les Nandous… c’est l’arche de Noé !

 

    Merci Jean Louis,

Fête à bras ! hissez haut ! (pas encore Santiago !!!) un jeu de palan, de la sueur, des moustiques voraces… on accroche en une journée d’efforts nos 4 pneus sur l’arrière de Cavale… comme des clandestins accrochés qui rêvent de jours meilleurs.  Mauvaise passe M Schaller ! le quatrième couvre les feux arrières et la police d’Argentine n’est pas tendre avec les automobilistes touristes, bakchich et corruption font bon ménage dans le pays, surtout dans la région Entre Rios !

Le quatrième clandestin, le petit dernier, a donc quitté le cul du camion et pris fièrement sa place, que dis-je, toute la place dans la cuisine de Claude ! Pour cuisiner et manger, on déplace le petit (il pèse déjà 80kg !) dans le couloir, on se faufile… et Claude regrette un peu ses quelques kgs qui …

 

 

 

 

 

Enfin…. on roule sur la rn7, notre route des vacances.

 

 

 

 

Un arrêt dans une gommeria

de la petite bourgade de Junin.  Nicolas et son père Diego m’aident à décharger et à monter les 4 pneus sur les jantes et voici enfin la fin du feuilleton « pneus ». Notre Cavale est de nouveau bien chaussé, fini les angoisses des pneus lisses…

Merci à aussi,

à Michel BOUCOU l’assistance du DAKAR et à son équipe.

à Pascal Rusé et à ses amis de Michelin…

Une sacrée histoire de pneus qui par leurs tailles sont introuvables en Amérique du Sud et que nous avons dû faire venir de France, une histoire pas simple qui a été réglée par une bande d’amis de la France à l’ Argentine et par une belle quantité de pièces d’euros sonnantes et trébuchantes…

…et de nouveau le camion roule en douceur, glisse avec élégance sur l’asphalte défraichi argentin.

 

 

 

 

 

 

 

 

Tiens un Dino ? on a dû se tromper de route?… Pourtant on est bien dans la région forte en couleurs de San Luis, 174 km d’autoroute avec 174 km de lampadaires peints de couleurs différentes tous les 25 lampadaires! (qui ne sont pas éclairés la nuit!) des ponts décorés, des statues colorées ….

 

Et le voyage reprend ses droits (et ses emmerdes!)

Une inondation… Et on fait un détour de 200 km, ici tout est dans le grand…

 

 

 

 

Le filtre diesel décanteur est encrassé = mécanique

Le transport et la pose des pneus = mécanique

Le groupe électrogène tombe en panne = mécanique

Une fuite d’huile au moteur = mécanique

Une fuite du circuit d’eau de la douche = mécanique

Etc… = mécanique

 

MAIS on avance toujours. (coriace un peu, entêté beaucoup!)

Oui, presque tous les jours j’ai « mécaniqué », pansé, réparé … et râlé!

 

Les paysages défilent, les terres agricoles où paissent des monstres de mécaniques:

les moissonneuses batteuses sont les reines des routes, des champs en cette période des moissons,  des terres inondées de lagunes et de soleil, les aigrettes et cigognes, les vignobles de Mendoza…

 

 

…et Montevidéo est dans notre dos à 2 055 km…

      Devant nous les Andes…

Nous sommes enfin arrivés à Uspallata, une petite ville de la région de Mendoza, au pied des grandes montagnes, une belle frontière naturelle  entre l’Argentine et le Chili.

Le camion va de mieux en mieux, demain on va franchir cette barrière montagneuse en passant au pied de l’Aconcagua, le plus haut sommet des Andes… et nous serons au Chili.

Youpi ! (tiens ça rime !)… Oui on roule vers Valparaiso, hissez haut !

… et il pleut … l’Aconcagua est noyé dans les nuées, le paysage sera pour une prochaine fois!

54 jours de travail depuis notre arrivée, Cavale va bien, merci ! nous aussi, ouf !

Oui parfois le VOYAGE… est un bain de jouvence dans un pot d’emmerdements qui sent bon la rose et le lilas !

Et comme on aime les roses, symbole du beau et de l’amour, et le lilas, avec son parfum discret, symbole du printemps qui s’éveille

On continue…      

« C’est un fameux trois mâts, fier comme » …. Cavale !

Nous on rame… !

… et nous avons bien ramé car ce jour, le 11 mai, nous sommes arrivés au bord du Pacifique qui n’est pas pacifique du tout ! surtout après deux jours de pluies incessantes…

 

 

 

Oui nous sommes à Valparaiso !

Le port aux collines de maisons peintes….

.. les  funiculaires du passé  

 

… le port mythique enchâssé de barbelés!

Ici, le passé côtoie sans vergogne le présent,    

…et les artistes des rues exposent à ciel ouvert, leurs univers de graphes, de graffitis, de couleurs, de vie, d’exotisme, le génie créatif à l’état brut …

OUI, l’imagination est dans la rue et elle se marie avec la fantaisie des installations électriques…

l      …. et ce monde de couleurs fait la joie des vendeurs de peinture!

 

 

 

 

 

 

La persévérance… paie parfois et même souvent, et avec de l’audace encore de l’audace toujours de l’audace, merci Danton…

On a repris la route… cap plein nord, pour le Perou et l’Equateur… pour découvrir d’autres cultures, sentir d’autres fleurs, rêver devant la beauté du monde, comprendre et admirer, la vie des autres …

Voyage, voyage, un pot de jouvence.!

Texte de Georges        

Corrections de Claude 

 

Photos de nous deux    

Uspallata le 9 mai 2017 et Valapraiso le 11 mai 2017

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