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Cavale, notre Putain de camion,  jouant toujours des siennes… la boite transfert ronronne de plaisir mais n’est-ce pas le chant d’une sirène qui nous entraine dans les abysses ?…. Ces chants des cardans ou pignons, roulements… nous angoissent un peu et notre trip de 20 000 km est devant nous !

No sé!

 

A Montevideo, aucun garagiste (sauf les baratineurs qui connaissent tout !) ne sait, ne peut ou ne veut démonter la boite transfert de notre Cavale, incroyable … Seul les établissements Sisler vont peut-être pouvoir libérer un créneau de quelques jours de travail pour voir si ses mécanos peuvent réaliser un miracle, c’est-à-dire trouver l’origine de ce bruit étrange de transmission… En effet le chant du tac tac rythme avec angoisse les km parcourus… mais pour combien de temps ?

No sé !

On ne désespère pas ! ne sommes-nous pas des voyageurs, c’est à dire des mutans qui doivent s’adapter… avant de pleurer !

De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace ! clamait Danton à la foule des révolutionnaires…

Décision, on repart avec Cavale (certes lentement) pour le Brésil, à 1 000 km, le garage Mercedes de Porto Alegre sera peut-être le sauveur… Et puis on a envie de changer d’air, l’Uruguay, on connait et la vie est presque aussi chère (sauf la viande) qu’en France…

Des palmiers étranges, une frontière de rêve, si, si cela existe… à Chuy ! :

Les douaniers et policiers de l’Uruguay sont charmants et professionnels

Les douaniers et douanières, les policiers du Brésil sont nonchalants mais efficaces, souriants, agréables

Certes nous sommes en règle avec nos paperasses administratives – voir rubrique renseignements pratiques-

La frontière est passée en 40 mn, sans attente… la route brésilienne s’étire devant nous avec ses nids de poules… la crise mange aussi le goudron !

Des éoliennes à perte de vue, le Brésil devient futuriste ou peut-être est-ce notre pays

qui régresse ? des cultures intensives parfois OGM , riz, blé,… .

Les brésiliens des campagnes sont aimables, souriants… ils ont le look des fermiers agricoles américains!

Cool, on roule… on découvre, on respire un autre air, on revit, le voyage est bain de jouvence…

Au bord de la route dans la traversée de la réserve écologique de Taïm…

(la ruta national BR471 traverse la réserve), comme les vaches de chez nous, des crocos nous regardent passer, la gueule grande ouverte ! ont-ils faim ? Inquiétant !

 

Des oiseaux rapaces sont perchés sur des piquets et de leurs yeux perçants nous inspectent, Cavale écrasera-t-il un petit animal qui deviendra le régal des oiseaux ?

D’autres yeux perçants scrutent l’horizon, la race des « radars rapaces » qui se veulent être limiteurs de vitesse, surveillent notre conduite, eux sont avides de reals.

 

 

 

Sur les rives des canaux qui longent la route nationale, des cabiaï, qui avec leur 65kg sont les plus gros rongeurs du monde, broutent comme des vaches, ils sont herbivores, amphibies et même réalisent leurs exploits sexuels dans les eaux troubles des lagunes, rivières, ce sont des animaux anoure* (voir nota). Ils n’ont comme prédateurs que les pumas, les jaguars, les anacondas et moins glorieux, les hommes (qui les mangent avec plaisir !)

Nota *Anoure »

Les animaux anoures sont des amphibiens sans queue (là !  Je vous livre cette découverte, à ma grande surprise… qui m’en bouche un coin !… merci Larousse, Robert et les autres!)

 

 

Les péages des autoroutes fantômes apparaissent comme par mirage le long des autoroutes en construction… taxes surprenantes et chères (env 10 euros pour 0 km d’autoroute en construction !) et en plus, surtout quand les caissières souriantes à souhait vous rendent presque toute votre monnaie… un sourire vaut bien quelques reals sans doute !

Les oeuvres d’art vieillissent avant d’avoir vécu, ici deux ponts dont un seul est utilisé, là deux voies dont une ne sert qu’aux animaux sauvages. Parfois quelques hommes orange passent leurs journées à tondre les à-côtés des voies des autoroutes qui ne sont pas encore en service ! Depuis des lustres, les ponts attendent les maçons, les remblais de la terre… A ne rien y comprendre ! mais il parait que c’est la crise, la corruption… et peut-être même que la samba y est pour quelque chose ?

Plus loin d’autres hommes orange « rustinent » au mieux les nids de poule avec une pelle/ficelle (un homme tient et guide la pelle, l’autre tire la dite pelle avec une ficelle attachée) les routes nationales, les autres routes sont en terre, of course !

Dans un village côtier, un homme pieux peint de bleu les  seins bien « bimbo» de la Vierge Marie… D’autre surfent sur les vagues de l’Atlantique, d’autres essaient en vrai professionnels, l’activité de la chaise longue…

 

Plus on approche de Porto Alegre, plus la circulation est infernale, dense et musclée… La route est le terrain des camions, tous plus gros les uns que les autres, écologie tu dois trembler devant les milliers de litres de diesel engloutis, devant les volutes de fumées noires des échappements, ici le diesel est d’une infecte qualité !

 

Le soir on dort dans des relais de camionneurs, l’ambiance est sympa, parfois familiale, les camionneurs voyagent souvent avec femme et enfants. Cavale séduit toujours les camionneurs, il est la star!

 Au loin, dans la pluie, Les gratte-ciel de la ville de Porto Alegre, et perdu dans cette forêt de tours bétons, il y a notre garage Mercedes. Un stop au bord de l’autoroute, on consulte GPS et Maps.Me… on cherche comment s’introduire dans cette forêt qui semble bien profonde et inquiétante.

Une polo WW rouge stoppe à nos côtés… I can help you ! Un homme souriant avec deux petites filles nous interpelle…

Miracle ou guet-apens ? On raconte tellement d’histoires redoutables sur le Brésil…

 

 

On cause en anglais, on sympathise….

Le garage Mercedes de Porto Alegre, suivez-moi…

 

Et Cavale suit une petite Golf rouge, une voiture éclaireuse dans le jour couchant, dans un dédale de bretelles d’autoroutes sorties tout droit du délire voluptueux d’un architecte, d’autoroutes qui se terminent dans des petites rues où rodent les miséreux… Dure, dure, est la misère dans les mégalopoles.

On se croirait vivre dans l’univers de « Blade Runner »…

Et le garage à l’étoile d’acier est là… et notre sauveur nous trouve un lieu sûr (une station de carburant) sécurisée pour notre nuit.

Je crois que le doigt de Dieu nous a aidé, je ne crois ni en Dieu ni en la chance pourtant, ce jour-là ils ont frappé à notre porte.

Emilson est avocat, papa de deux petites filles, Manuela et Duda. Il nous seconde dans le garage Mercedes, il est notre traducteur et négociateur.

Merci Emilson, en échange on lui offre notre amitié et nos rêves de voyage accomplis.

Nouvelle opération chirurgicale… Les mécanos Mercedes auscultent notre transmission malade, pas de pièce de rechange au Brésil pour ce modèle, il faut les commander en Allemagne, délai de 2 semaines à deux mois…

Mais nos deux jeunes mécanos découvrent d’autres problèmes mécaniques, qu’ils résolvent avec joie et professionnalisme… Dans cet univers d’une propreté incroyable, les ouvriers travaillent durement, et souvent pour des petits salaires. Pendant le repas ils font la sieste, couchés sous les camions !

Autour de ce havre de travail, la misère, la pollution, les poubelles et ses chiens errants… Et dire que nous sommes à Porto Alegre dans la capitale des altermondialistes…. No comment.

Claude cuisine dans notre sweet home une pizza « Batman » délicieuse tant pour nos papilles que pour sa surprise!

 

 

les graphes égaient les maisons des pêcheurs et les perchoirs des maitres nageurs, ici l’océan n’est pas très cool!

el corazón….. no comment!

Punta Del Diablo, une boulangère française et son pain… le Diable fait parfois bien les choses

On reprend le chemin du retour pour l’Uruguay, Montevidéo ,

 

…et Gerardo, Nicolas, Léandro, et l’équipe Sisler viennent au chevet du patient, le fameux « putain de camion! »


 

 

seront-ils nos sauveurs ?!…

Oui, je le crois…

 

Demain est un autre jour

et l’aventure est au coin de la rue
Alors tout est bien!

Voyage, voyage… éternellement…

 

 

« Petits renseignements pratiques : »

En Uruguay un véhicule peut rester 365 jours avec ses plaques étrangères, (au Brésil 90 jours) et un voyageur peut rester 90 jours sans visa (au Brésil idem, 90 jours). Les renouvellements peuvent se faire en sortant des 2 pays concernés, aucune restriction, on peut sortir une journée seulement pour le renouvellement).  Les extensions de durée de séjour pour les véhicules et les personnes sont également possibles sans sortir des pays, il faut faire les démarches (longues et un peu plus complexes) auprès des douanes pour le véhicule et des services d’immigration pour les personnes.  (dans les grandes villes, ou postes frontières)

Assurance du véhicule :  obligatoire dans ces deux pays. (on peut souscrire une assurance à la frontière)

La carte verte ainsi que la facture et contrat d’assurance sont toujours demandés à l’entrée en Uruguay.

Obligatoires mais peu demandés au passage des frontières de ces 2 pays:

certificat d’assurance rapatriement, de vaccination, permis de conduire national et international… (voir les sites internet officiels de ses deux pays pour une parfaite information)

Change : le cours du change est toujours plus favorable dans les « casa del cambio » les bureaux de change, que dans les banques (il y en a beaucoup dans la petite ville frontalière de Chuy) pour le cours officiel, voir le site internet www.xe.com

Carburant diésel (selon les régions et les distributeurs): 40 pesos Uruguay /l (1,3 €/l) – 2,9 reals Brésil /l (0,95€/l) on peut payer avec nos CB Visa

Terrains de camping (au Brésil): le long de la cote il y a beaucoup de terrains de camping, nous avons aimé celui de Pachuca à Hermenegildo.. en bord de mer : sympa, confortable (wc, douche, électricité, WiFi), peu cher 12 reals /personne (env 4 euros).

Les parkings routiers sont gratuits.

A vous…

Textes de Georges avec la touche correctrice de Claude 

 

 

 Montevideo le 17 avril 2017….

 et que la roue tourne encore     

et toujours….

 

 

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